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Missak MANOUCHIAN
FRANCS-TIREURS PARTISANS FRANCAIS
COMITE MILITAIRE NATIONAL 

Paris, le 5 Septembre 1944
Le Commandant F.T.P. MANOUCHIAN Missak  

s’est engagé volontairement dans les rangs des F.T.P. en novembre 1942. Il devient rapidement chef de groupe, puis, en tant que combattant immigré, il est promu Commandant F.T.P.F. de tous les groupes immigrés combattant sur la région parisienne. Il organise et participe à de nombreuses actions contre les envahisseurs allemands et les traîtres à leur solde.

Arrêté par la Gestapo, il est fusillé le 24 février 1944.

             Homme d’une grand bravoure, il a rendu à notre pays d’inestimable services et a bien mérité de notre Patrie. C’est pour cette raison qu’au début de l’année 1944, il fut nommé Capitaine d’Honneur du Gouvernement d’Alger. 

Pour Le Comité Militaire Nationale des F.T.P.F.
Le Commandant Militaire National
Le Colonel BAUDOUIN
 


En zone nord, particulièrement dans la région parisienne, l’Arménien Missak Manouchian devient le chef des F.T.P.F.M.O.I. et du détachement « Stalingrad ». Le travail de liaison est assuré par l’épouse de Manouchian, Méliné.
Le détachement « Stalingrad » participa en 1943, à des dizaines d’attaques audacieuses à Levallois, Belleville, Clichy, Saint-Ouen, Montrouge, Issy-les-Moulineaux, dans le 16e arrondissement. »


L'AFFICHE ROUGE
Vous n 'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n 'éblouit pas les yeux des Partisans.

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'
à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants.

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos
MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents.

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
 

ARAGON
               
 
 

Après leur exécution, les 23 Résistants de l'AFFICHE ROUGE furent chargés sur un camion-benne et jetés dans une fosse commune du cimetière d'IVRY...

 

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